Photo perruche bleue

Comment améliorer le référencement SEO des images ?

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L’importance du référencement des images

Souvent négligé, le référencement des images et même mieux, le SEO des images, permet de gagner du trafic grâce au média visuel mais aussi au média textuel, par l’intermédiaire des mots associés aux images, considérés comme mots-clés par les moteurs de recherche.

L’optimisation du référencement SEO des images prend une importance particulière pour toutes les professions visuelles :

  • graphiste
  • photographe
  • peintre
  • dessinateur / illustrateur
  • architecte
  • designer

Voici donc une série de conseils pour améliorer le référencement naturel de vos visuels. 

Bien nommer les images

Une image nommée « DSCN-56920 » ne rankera jamais puisque personne ne cherche une telle expression.

Il faut donc nommer l’image de manière à permettre une correspondance entre son nom et les mots susceptibles d’être tapés par les internautes.

Et il faut mettre de préférence des tirets entre ces mots – d’autres caractères sont possibles mais les tirets restent la valeur sûre pour cet usage.

Eliminez aussi les accents, que les systèmes informatiques ne savent pas toujours bien traiter, de même que les cédilles et les astérisques.

De plus, suivant qu’il s’agit d’un dessin, d’une photo, d’une image 3D, il est bon de l’indiquer car le public qui cherche des images ne cherche pas juste des choses, il cherche aussi des styles, des méthodes de représentation graphique – il ne cherche pas juste « chat » mais « photo de chat » ou « dessin de chat » ou « chat 3D ».

Un bon nom pour une photo de mariée en noir et blanc sera donc « photo-mariee-noir-blanc.jpg ».

Plus votre image contient d’éléments spécifiques et originaux, plus il est bon de le signaler dans le nom de l’image.

Par exemple, « photo d’oiseau » va renvoyer des millions d’images parmi lesquelles il sera difficile de se distinguer.

Référencement de photos d'oiseaux dans Google images
Référencement de photos d’oiseaux dans Google images

Tandis que « photo d’oiseau bleu » va renvoyer un stock plus limité et votre image intitulée « photo-oiseau-bleu.jpg » aura des chances d’être remarquée.

L’oiseau en question est-il une perruche ? Alors mettez « photo-oiseau-perruche-bleu.jpg ».

Hop, la voilà !

Photographie de perruche de couleur bleu vif, dans la forêt amazonienne, en 2022
Photographie de perruche de couleur bleu vif, dans la forêt amazonienne, en 2022

N’accumulez pas non plus trop de mots car alors, le poids de chaque mot dans l’expression finit par baisser tellement qu’il ne compte plus et vous en perdez tout le bénéfice sémantique. 4 ou 5 mots suffiront.

Remplir les attributs alt

Il faut garder à l’esprit que l’algorithme de Google et de tout autre moteur de recherche est aveugle et ne comprend pas les images.

Pour savoir quoi en faire, il s’aide donc non seulement de leur titre, mais des autres balises image disponibles.

Parmi celles-ci se trouve l’attribut alt de la balise image < img >.

Par exemple :

Exemple d'attribut alt
Exemple d’attribut alt

Il s’agit d’une description de l’image, à l’intention des non-voyants et autres déficients visuels, et des terminaux qui n’affichent pas les images : leur contenu est donc remplacé par la valeur de cet attribut qui décrit l’image manquante.

L’attribut alt s’écrit comme suit : (supprimez les espaces que je rajoute par ne pas que WordPress interprète le code comme étant du code)

< img src= »URL DE L’IMAGE » alt= »DESCRIPTION » >

Pour notre photo de perruche bleue, on mettra par exemple comme alt « photo de perruche bleue ».

Remplir la légende

On peut également commenter l’image en lui rajoutant une légende, dont le code est caption.

Par exemple, une bonne légende pourrait être « Photographie de perruche de couleur bleu vif, dans la forêt amazonienne, en 2022 ».

Le référencement naturel des images avec WordPress : les attributs alt et légende

La légende contient naturellement plus d’information que l’attribut alt et que le nom de l’image. Elle formule les choses avec des termes légèrement différents pour augmenter la correspondance possible avec une requête tapée par un internaute.

Google ne se base pas sur cette légende, mais elle enrichit le texte de la page. Une page avec 10 images légendées en 10 mots chacune gagne 100 mots de texte, donc des mots-clés potentiels, des occasions de ranker et d’être trouvé.

Définir le titre de l’image

Bizarrement, le titre de l’image ne compte pas en référencement SEO. Google Image ne se base pas dessus.

Mais, ce titre est susceptible de s’afficher quand on survole l’image : il a donc un léger impact sur l’expérience utilisateur, l’UX.

Le titre de l'image (balise title) apparait au survol
Le titre de l’image (balise title) apparait au survol

Vous pouvez reprendre en titre l’expression utilisée dans le alt, ou varier légèrement.

Optimiser la taille et le format des images

Les images de qualité professionnelle ont tendance à être lourdes, très lourdes, parfois plusieurs dizaines de méga-octets. De tels formats sont inutilisables sur le web.

Le web demande des formats les plus légers possibles, sans quoi les pages mettent de précieuses secondes à charger, or il faut savoir qu’à chaque seconde qui passe c’est 10% de trafic de perdu : au bout de 10 secondes d’attente, 100% du public est parti, lassé.

Il faut donc optimiser les images pour le web, de trois manières :

  • fournir les images au bon format : du .jpg pour les photos pleines de détails, du .png pour les dessins contenant des aplats de couleur
  • fournir les images à la bonne taille : une image censée s’afficher en 800 pixels sur 600 pixels doit être fournie directement à ces dimensions, sinon un long redimensionnement s’imposera, qui augmentera le temps de chargement
  • optimiser le poids des images : on peut les optimiser à la main avec un services gratuit en ligne comme tinyjpg.com, ou les faire optimiser automatiquement, par exemple sous WordPress avec ShortPixel ou Optimus et d’autres, qui sont capables de convertir les images dans des formats encore plus légers et rapides à charger, comme .webp et .avif

Fournir un sitemap des images

Une bonne pratique veut qu’on fournisse à Google, à Bing et aux autres moteurs de recherche un sitemap, c’est à dire un plan du site, avec une liste des contenus qu’on souhaite faire indexer à Google et aux autres.

Sur un site de graphiste, de photographe, de peintre, il est essentiel de fournir un sitemap des images.

Sur un site WordPress, les extensions SEO XML Sitemap, Yoast SEO, SEOPress et Rank Math peuvent être configurées pour créer un sitemap images. Vérifiez dans vos réglages pour en être sûr.

N’oubliez pas de fournir ce sitemap images à la Google Search Console – ce qui suppose que vous vous créiez un compte gratuit, qui vous permettra de voir comment Google voit et indexe votre site, et de voir votre trafic et vos mots-clés.

Idem, avec la Bing Webmasters Tools.

Exemple de sitemap
Exemple de sitemap

Quelques mauvaises pratiques du SEO images à éviter

Les diaporamas

Il peut être tentant d’égayer une page web en lui ajoutant un joli diaporama.

Sauf que, si le diaporama contient un nombre important d’images non-optimisées, vous vous retrouvez avec une page tellement lente à charger que Google finira par ne plus vous envoyer personne.

En effet, imaginons que vous publiez un diaporama avec 10 photos de vacances, des images brutes tout droit sorties de votre téléphone, pensant chacune 500 ko en moyenne. 

Vous vous retrouvez à demander aux internautes de télécharger d’un coup 10 fois 500 ko, soit 5 Mo !!

Pour les mobinautes (les internautes sur mobile) qui constituent plus de la moitié du trafic, un tel téléchargement prendra plus de 10 secondes. Autrement dit : cette mauvaise pratique SEO vous fera perdre 50% de votre trafic potentiel !!!

Donc un conseil : ne faites des diaporamas qu’avec un petit nombre d’images optimisées.

Les images importées via WordPress « free images »

Les utilisateurs de WordPress peuvent trouver pratique d’insérer des images depuis la banque d’images gratuites, les « free images ».

Sauf que si vous faites cela, vous vous retrouvez avec des images dont le titre et la balise alt sont rédigées n’importe comment, qui plus est en anglais !!

Par exemple, le titre et l’attribut alt d’une photo de chat gratuite sont « animal-cat-feline-7140980 », ce qui n’aidera en rien votre référencement – votre photo sera référencée sur Google en anglais, et vue par des gens qui ne seront probablement jamais vos clients.

 La bonne pratique SEO des images gratuites consiste à les télécharger, à les renommer, puis à les uploader dans WordPress en leur donnant de bons title et alt.

Les bonnes pratiques du référencement des images selon Google

Google a publié une page de ses « guidelines » au sujet de ce qu’il considère être les bonnes pratiques du référencement des images.

Il y recommande notamment l’usage de données structurées quand il s’agit d’images de produit ou de recettes.

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